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villa Noailles

Architecture, Mode, Design, Architecture d’intérieur, Photographie

centre d’art d’intérêt national

Monument historique Patrimoine XXe / Maison des illustres / Jardin remarquable

33e festival international de mode, de photographie et d'accessoires de mode à Hyères

26 – 30 AVRIL 2018
~

Le Festival d'Hyères promeut la jeune création dans les domaines de la mode, de la photographie et de l'accessoire de mode.

Chaque année, dans le cadre de la villa Noailles, le festival s'organise autour de trois concours, d'expositions et de tables rondes. Les concours rassemblent dix stylistes (depuis 1986), dix photographes (depuis 1997) et dix créateurs d'accessoires (depuis 2017), sélectionnés par des jurys de professionnels.

Les créations des candidats sélectionnés sont présentées sous forme de défilés pour le concours mode, d'expositions collectives pour le concours photographie et le concours accessoires.

Programme

Attention, Montée Noailles fermée à la circulation de 17h30 à 23h. Utilisez les parkings du centre-ville (Clemenceau, Casino, Olbia) puis les navettes. Navettes gratuites et en continu de 16h30 à 23h entre l’arrêt de bus Place Clemenceau, la villa Noailles et le parking du Château (éclairé et surveillé).

Jeudi 26 avril

Vendredi 27 avril

Navettes gratuites et en continu de 10h à 23h entre l’arrêt de bus Place Clemenceau, la villa Noailles et le parking du Château (éclairé et surveillé)

⁓ Défilé des 10 stylistes en compétition pour le Prix de la maison CHLOE
⁓ Défilé de Vanessa Schindler, lauréate du Grand Prix du Jury PREMIERE VISION 2017, avec le soutien des Maisons d’art de CHANEL
⁓ Défilé des 10 stylistes en compétition pour le Grand Prix du Jury PREMIERE VISION
Hangar de la Mouture, Salin des Pesquiers, Hyères.
Attention le badge du Festival n’est pas un laissez-passer pour accéder aux défilés. Accessible uniquement sur présentation de votre billet.

Samedi 28 avril

10h à 22h Ouverture de la villa Noailles. Navettes gratuites et en continu de 16h30 à 23h entre l’arrêt de bus Place Clemenceau, la villa Noailles et le parking du Château (éclairé et surveillé).
⁓ Défilé des 10 stylistes en compétition pour le Prix de la maison CHLOE
⁓ Défilé de Vanessa Schindler, lauréate du Grand Prix du Jury PREMIERE VISION 2017, avec le soutien des Maisons d’art de CHANEL
⁓ Défilé des 10 stylistes en compétition pour le Grand Prix du Jury PREMIERE VISION
Hangar de la Mouture, Salin des Pesquiers, Hyères.
Attention le badge du Festival n’est pas un laissez-passer pour accéder aux défilés. Accessible uniquement sur présentation de votre billet.

Dimanche 29 avril

10h à 22h Ouverture de la villa Noailles. Navettes gratuites et en continu de 16h30 à 23h entre l’arrêt de bus Place Clemenceau, la villa Noailles et le parking du Château (éclairé et surveillé).
⁓ Défilé des 10 stylistes en compétition pour le Prix de la maison CHLOE
⁓ Défilé de Vanessa Schindler, lauréate du Grand Prix du Jury PREMIERE VISION 2017, avec le soutien des Maisons d’art de CHANEL
⁓ Défilé des 10 stylistes en compétition pour le Grand Prix du Jury PREMIERE VISION
Hangar de la Mouture, Salin des Pesquiers, Hyères.
Attention le badge du Festival n’est pas un laissez-passer pour accéder aux défilés. Accessible uniquement sur présentation de votre billet.

Lundi 30 avril

Informations

pratiques

villa Noailles

centre d'art d'intérêt national
Métropole Toulon Provence Méditerranée
Montée Noailles 83 400 Hyères
T. +33 (0)4 98 08 01 98 / 97
mediation@villanoailles-hyeres.com

Presse

Contacts

PRESSE FESTIVAL
2e Bureau
Sylvie Grumbach
hyeres@2e-bureau.com
T. +33 1 42 33 93 18
PRESSE VILLA NOAILLES
Philippe Boulet
boulet@tgcdn.com
PRESSE INTERNATIONALE
Lucien Pagès
contact@lucienpages.com
T. 33 1 42 77 33 05

Images en haute définition disponibles en téléchargement

Mot de passe sur demande auprès des bureaux de presse du festival.

Accréditations

Accréditations professionelles

Afin de nous permettre de mieux vous accueillir au festival et pour préparer l'accréditation qui vous sera remise à Hyères, au bureau d'accueil de la villa Noailles, nous vous remercions de bien vouloir remplir ce formulaire (dans la limite de 4 accréditations maximum par société).

Une participation aux frais d'accréditation, d'un montant de 100 euros, vous sera demandée.

Afin d'assurer l’enregistrement de votre réservation de place de défilé et participer aux événements du festival, il est fortement conseillé de régler votre accréditation dès réception du mail de confirmation.

Accréditations presse

Afin de nous permettre de mieux vous accueillir au festival et pour préparer l'accréditation qui vous sera remise à Hyères, au bureau de presse de la villa Noailles, nous vous remercions de bien vouloir remplir ce formulaire.

Défilés

Programme

Vendredi 27 avril 20h30

⁓ Projection du film de présentation des 10 finalistes Accessoires de mode en compétition pour le Grand Prix du jury Accessoires de mode SWAROVSKI, produit par PSYCHO et réalisé par le duo français I could never be a dancer, Carine Charaire et Olivier Casamayou.
⁓ Défilés des 10 créateurs de mode en compétition pour le Grand Prix du jury PREMIERE VISION.
⁓ Défilé des 10 créateurs de mode en compétition pour le Prix Chloé.
⁓ Défilé de Vanessa Schindler, lauréate du Grand Prix du jury PREMIERE VISION 2017, avec le soutien des Maisons d’art de CHANEL

Samedi 28 avril 20h30

⁓ Projection du film de présentation des 10 finalistes Accessoires de mode en compétition pour le Grand Prix du jury Accessoires de mode SWAROVSKI, produit par PSYCHO et réalisé par le duo français I could never be a dancer, Carine Charaire et Olivier Casamayou.
⁓ Défilés des 10 créateurs de mode en compétition pour le Grand Prix du jury PREMIERE VISION.
⁓ Défilé des 10 créateurs de mode en compétition pour le Prix Chloé.
⁓ Défilé de Vanessa Schindler, lauréate du Grand Prix du jury PREMIERE VISION 2017, avec le soutien des Maisons d’art de CHANEL

Dimanche 29 avril 16h30

⁓ Projection du film de présentation des 10 finalistes Accessoires de mode en compétition pour le Grand Prix du jury Accessoires de mode SWAROVSKI, produit par PSYCHO et réalisé par le duo français I could never be a dancer, Carine Charaire et Olivier Casamayou.
⁓ Défilés des 10 créateurs de mode en compétition pour le Grand Prix du jury PREMIERE VISION.
⁓ Défilé des 10 créateurs de mode en compétition pour le Prix Chloé.
⁓ Défilé de Vanessa Schindler, lauréate du Grand Prix du jury PREMIERE VISION 2017, avec le soutien des Maisons d’art de CHANEL
⁓ Remise des prix du 33e Festival International de Mode et de Photographie et d’Accessoires de mode à Hyères par les membres des jurys
⁓ Hangar de la Mouture, Salin des Pesquiers, Hyères

Réservation

Billetterie officielle 2018

⁓ Les défilés sont ouverts au public dans la limite des places disponibles
Pendant ces 5 jours les places des défilés seront mises en ligne à 8h, 12h et 20h.
Les places du vendredi 27 avril seront disponibles à 8h.
Les places du samedi 28 avril seront disponibles à 12h.
Les places du dimanche 29 avril seront disponibles à 20h.

Retransmission en direct

⁓ Vendredi, retransmission place Massillon et au Théâtre Liberté, scène nationale, Toulon
⁓ Samedi, retransmission place Massillon
⁓ Regardez également les défilés en direct sur le site internet

Concours

ACCESSOIRES DE MODE
Jury

Christelle Kocher
Directrice artistique de la Maison Lemarié
Fondatrice et directrice artistique
de sa marque éponyme KOCHE
Paris
Présidente du jury

Bernard Frize
Artiste
Paris

Leaf Greener
Journaliste
Shangai

Hirofumi Kurino
Co-fondateur et conseiller en direction artistique,
United Arrows
Tokyo

Floriana Gavriel
Créatrice, fondatrice, Mansur Gavriel
New York

Brune de Margerie
Directrice de la mode, ELLE France
Paris

Nicole Phelps
Directrice, Vogue Runway
New York

Elie Top
Designer
Paris

Charlotte Stockdale
Styliste, rédactrice en chef mode, Chaos Fashion
Londres

Marina Chedel
Créatrice d'accessoires
Londres
Lauréate du Grand prix du jury Accessoires de mode
Swarovski à Hyères en 2017

Finalistes
Ildar Wafin ⁓ Sara Emilie Terp-Hansen ⁓ Inès Bressand ⁓ Romain Delamart & Flora Langlois ⁓ Jinah Jung ⁓ Sari Räthel & Ricarda Wolf ⁓ Kate Fichard, Flora Fixy & Julia Dessirier ⁓ Cécile Gray ⁓ Claire O'Keefe & Eugenia Oliva ⁓ Ludovic Leger

Ildar Wafin

Portrait d'Adrien Pelletier
Öleshlär
Collection de bijoux
Le ton de cette collection est donné dès l’énonciation de son titre, un mot tatar qui inscrit le créateur dans l’histoire de son peuple. Il est question de contraste et d’équilibre dans ces bijoux uniques qu’il façonne entièrement de ses mains. L’or et l’argent proviennent de l’héritage que lui a légué son grand-père, auquel il ajoute du quartz rose et de l’agate, selon lui « des pierres offertes par la nature qui y concentre sa forme esthétique la plus aboutie ». Pas de nostalgie ni de passivité devant ces cadeaux familiaux et géologiques mais la continuation d’un cycle de vie, une réactivation. Les bijoux vivent, placés dans notre quotidien, de par la facture moderne qu’il leur procure et de par la réaction des métaux au climat et au contact de la peau ; l’argent mat s’oxyde quand l’or reste intact et brillant. Inspiré par Ettore Sottsass et Cleto Munari, il crée une harmonie contrastée entre des formes géométriques, des mécaniques d’attache visibles et la rondeur de beaux volumes organiques. Ildar dit avoir toujours collecté des éléments sur la plage et dans la forêt pour créer des parures ; il nous livre aujourd’hui une version luxueuse de bagues, boucles d’oreilles, colliers, bracelets et broches pour offrir aux autres « la joie et la beauté ». À l’heure où les grandes maisons ont intégré le recyclage comme un élément incontournable de leurs productions, Ildar propose une interprétation de la transmission et du renouveau.
Commande photographique de Paul Rousteau

Sara Emilie

Terp-Hansen

Portrait d'Adrien Pelletier
Casc8
Collection de sacs
Le paradoxe de l’économie du recyclage veut que l’on concentre dans le nord-ouest de l’Inde une partie des 78 millions de tonnes de plastique produites chaque année pour les brûler dans une décharge à ciel ouvert. Au Gujarat, un groupe de femmes a entrepris de relancer l’économie locale en valorisant les déchets qui polluent dramatiquement le paysage. Elles collectent des sachets, les trient, les lavent et les torsadent en fils épais, pour les travailler sur des métiers à tisser. C’est avec ce textile synthétique que la créatrice réalise une gamme de sacs polychromes, auxquels elle ajoute des soufflets, des étiquettes et des anses en nylon provenant des surplus de l’industrie de son pays, le Danemark. Elle compose une palette éclatante d’après la variété de bleus, de verts, de noirs et de blancs tirés de ces matières premières récupérées pour créer des motifs graphiques bayadères et keffieh obtenus par tissage ou par ajout de bandes entrecroisées. Chaque cabas est unique et façonné selon un savoir-faire artisanal de tradition et de qualité sur des métiers à bras. La collection donne l’exemple enthousiasmant d’une expérience collaborative dont la conscience écologique et sociale sont la source.
Commande photographique de Paul Rousteau

Inès Bressand

Portrait d'Adrien Pelletier
Akamae
Collection de sacs
La collection s’appuie sur le savoir-faire traditionnel d’artisans tresseurs rencontrés dans le nord du Ghana où la créatrice a résidé trois mois. Elle y a apporté ses connaissances en design d’objet et en design textile pour tenter de nouvelles formes et constituer des sacs qui se portent à la main, à l’épaule ou sur le dos. Ces accessoires se composent principalement de paille, localement appelée « herbe à éléphant », qui malgré sa modestie offre des reflets dorés et une souplesse qui permet de la retravailler, une fois tressée, selon les techniques empruntées à la chapellerie, à l’instar du trempage et du formage. Les volumes sont façonnés par l’assemblage des bases géométriques simples (cône, croix, parallélépipède, demi-sphère) qui prennent parfois des reliefs ondulés. L’ensemble est cerné d’anses larges en cuir noir dont la simplicité contraste avec le raffinement délicat de l’ouvrage des artisans. Éléments graphiques, ces lanières mates structurent les sacs autant qu’elles leur apportent une dimension décorative. La créatrice s’amuse à brouiller les pistes en garnissant certains contenants d’un pochon en fourrure de lapin noire que l’on ne saurait attribuer à la région de production. À travers cette expérience riche, elle a pu transposer un modèle de production local dans une forme de création collective contemporaine.
Commande photographique de Paul Rousteau

Romain Delamart

et Flora Langlois

Portrait d'Adrien Pelletier
Belles saisons
Collection de foulards
Première collaboration du duo, cette collection de foulards est également leur première tentative d’expression plastique autour de la narration et de l’ornement. L’intérêt qu’ils portent aux techniques de production les amène à choisir le twill de soie pour ses qualités respirantes et calorifères. Cette structure de tissage renforce la brillance de la matière ; couplée à l’impression au cadre, elle permet d’obtenir des motifs éclatants et profonds. À l’heure de l’impression numérique, ils se tournent vers la méthode artisanale et précise qui consiste à déployer le tissu sur dix mètres et à y appliquer les cadres par section, pour y reproduire le motif une couleur après l’autre, en cohérence avec l’écriture. Le textile est la page blanche sur laquelle ils racontent une histoire en quatre temps, librement inspirée des poèmes de Colette, de Paul Valéry et de Philippine Dutto. À la manière d’un alphabet, ils dessinent des lignes et des aplats qui se répètent, s’entrecroisent, se superposent, apparaissent et disparaissent d’un foulard à l’autre. Ainsi, un chapitre commence par la trame de fond – filets de pêche ou lignes du cahier – colonisée par des algues puis des bulles qui deviennent les perles d’un collier. Le grand format des carrés de cent vingt centimètres de côté rend possible la lecture du motif à plat ou porté, s’animant avec les mouvements.
Commande photographique de Paul Rousteau

Jinah Jung

Portrait d'Adrien Pelletier
Conshoesness
Collection de sacs
Avec cette collection, la créatrice joue des incongruités de la production de masse dans l’industrie de la mode, question d’actualité à l’heure où les grandes enseignes de distribution bon marché annoncent plus de 40 % d’invendus. Pour matière première, elle utilise des chaussures récupérées auprès d’une marque française qui fabrique ses prototypes pour un seul pied. La paire étant incomplète, elle ne peut être vendue ou portée, la basket est donc destinée à la poubelle dès sa réalisation. Inspirée par l’artiste canadien Brian Jungen, elle déconstruit les modèles pour leur conférer une nouvelle fonction éloignée de leur utilité première. Les sacs sont construits par accumulation de morceaux éclatés réassemblés en amas sculpturaux ou mis à plat en façade décorative. Elle choisit majoritairement les cuirs blancs et noirs qu’elle contraste de détails rouges ou bleus, couleurs et lignes intenses qui caractérisent les équipements sportifs. Les lacets sont utilisés comme ornement, quand les étiquettes, volontairement agglomérées en masse, soulignent encore la surproduction. Une large gamme de sacs est représentée : banane, sac à dos, sac bowling, valise. Par le port de ces accessoires recyclés, l’utilisateur se fait le promoteur d’une prise de conscience qui apparaît chaque jour plus nécessaire et urgente.
Commande photographique de Paul Rousteau

Sari Räthel

et Ricarda Wolf

Portrait d'Adrien Pelletier
Genau
Collection de bijoux
Le duo tente de redéfinir le bijou ou plutôt l’interaction du bijou avec le corps. La collection est entièrement confectionnée en argent fin, matière pure et miroitante qui rappelle l’acier chirurgical. Ce dernier adjectif renvoie autant à la précision du dessin qu’à l’étude anatomique préalable à la définition des accessoires. Ils sont des prothèses, des extensions qui prolongent les lignes des organes, s’y glissent, y reposent, les cerclent ou les enveloppent. La boucle d’oreille est un crochet en spirale qui s’enroule autour du pavillon ou une pince rigide qui se place sur le lobe. Le bracelet de cheville est une lame épaisse qui souligne les reliefs de la malléole. Les bagues se portent au bout des doigts, telles des cages autour des ongles ou des gouttières entre les phalanges. La manchette enserre la tranche de la main, formant une carapace de protection. Ici, la géométrie des formes est radicale autant que les détails sont soignés ; aucune soudure n’est perceptible, aucun élément n’est ajouté aux épaisses baguettes métalliques qui sont légèrement biseautées pour le confort et la position parfaite pour les porter. La clarté du métal équilibre les volumes proéminents de ces bijoux qui semblent sortis d’une seule masse. Les deux créatrices projettent des formes singulières pour accessoiriser le corps, pour en modifier la silhouette et en corriger le contour.
Commande photographique de Paul Rousteau

Kate Fichard,

Flora Fixy

et Julia Dessirier

Portrait d'Adrien Pelletier
H [earring]
Collection de bijoux auditifs
La collection est née d’une collaboration entre une photographe malentendante et deux designers. Elle émane du constat décevant selon lequel les prothèses auditives marquent le handicap de façon indélicate, soit par un design grossier issu de l’univers médical, soit par la tentative vouée à l’échec de les dissimuler par des couleurs proches de la peau ou des cheveux. Le trio prend le parti d’assumer joliment cette particularité physique en dessinant des appareils auditifs performants autant qu’esthétiques : des bijoux avec un supplément technique au même titre que les lunettes de vue. « La prothèse est soulignée, prolongée, épaissie, gonflée, elle brille et devient remarquable. » L’ergonomie et le confort sont les contraintes principales, les courbes de l’oreille déterminant la base du dessin. Elles introduisent les composants technologiques dans un étui courbe qui s’adapte sur différents bijoux, du plus discret au plus ornemental. En expérimentant librement toutes les extensions, elles créent des volumes autour, au-dessus, sous ou devant l’oreille. Le jonc en or blanc ou jaune est courbé et accessoirisé de perles et de petites coques en verre coloré et poli. Une version relie les deux oreilles par une chaînette passée dans des anneaux généreux. Chacun y trouvera son bijou selon sa sensibilité et son envie, une façon enthousiaste de reconsidérer la prothèse comme un accessoire de mode que l’on convoite.
Commande photographique de Paul Rousteau

Cécile Gray

Portrait d'Adrien Pelletier
Initiale(s)
Collection de Bijoux
Formée à l’architecture, la créatrice s’est tournée récemment vers la mode et les accessoires qui ont toujours été sa passion. De cet apprentissage du bâtiment, elle garde l’intelligence des systèmes de construction. Grâce à une maille fine, faite de câbles en acier doré soigneusement assemblés à la main par sertissage, elle bâtit des accessoires en trois dimensions, qui peuvent se projeter à l’échelle du petit bijou autant qu’à celle de grandes parures qui se superposent aux vêtements. Elle articule ses volumes grâce à plusieurs déclinaisons du filet qui peut prendre la forme d’une maille extensible ou d’une chaîne selon la tension des fils qu’elle établit entre eux. Les points de jonction, outre leur fonction structurelle, donnent l’illusion de motifs d’une trame plus ou moins dense, un décor qui semble léviter autour du corps à la manière d’un tweed évidé. Elle crée ainsi une collection légère et précieuse qui utilise des matériaux issus de l’industrie. Elle rompt la sévérité de l’ensemble en laissant les fils libres en partie basse pour apporter plus de poésie aux colliers, boucles d’oreilles, manchettes, bracelets, sur-robe et étole. Grâce à ces deux visions, elle offre un équilibre habile entre technicité et émotion.
Commande photographique de Paul Rousteau

Claire O’Keefe

et Eugenia Olivia

Portrait d'Adrien Pelletier
Keef Palas
Collection de bijoux
La collection est un manifeste, un processus global dans lequel l’intervention des créatrices porte moins sur la fabrication du bijou que sur ce qu’il symbolise. En opposition à la fast-fashion et au système régulé du marché, le duo tend à révéler la beauté organique brute disponible tout en nous rappelant qu’elle est périssable et fragile. Leur première action se limite à l’ajout d’un simple crochet de cuivre et d’argent sur des végétaux collectés (fleurs, feuilles, ail et piment) pour en faire des boucles d’oreilles, puis à en stopper la dégradation en les empaquetant sous vide dans des poches de plastique. C’est à l’étape de l’ouverture du sachet que l’acheteur prend conscience de sa responsabilité devant la nature, car l’action de l’air entame le processus de pourrissement du bijou éphémère et unique. En choisissant ce mode d’exposition, signaler en isolant, le duo cadre des éléments désuets qu’on se surprend à vouloir posséder, mais pour combien de temps ? Elles questionnent, avec ironie parfois, le modèle économique qui régit nos modes de vie, une interprétation contemporaine des vanités de nos musées. Memento mori.
Commande photographique de Paul Rousteau

Ludovic Leger

Portrait d'Adrien Pelletier
Recess
Collection de sacs
Après s’être exercé auprès de plusieurs malletiers de luxe, le designer se lance dans une collection personnelle qui mêle les savoir-faire d’exception aux techniques traditionnelles de pliage japonais accessoirisés de pièces standards du commerce. Loin de les opposer, il les harmonise dans des camaïeux de beige, de brun et de bleu sombre qu’il applique autant aux cuirs, aux tissus précieux tel le brocart, qu’à des textiles synthétiques et des pièces d’emballage en plastique. Sa gamme de sacs se caractérise par des points d’attache multiples qui permettent de cumuler et d’interchanger des pochettes et des bandoulières de différentes longueurs et largeurs dans des matières assorties. Les surpiqûres blanches, les fermetures à glissière et les mousquetons en métal chromé sont placés comme les signaux de ces hybridations qui donnent lieu à des combinaisons variées de textures, de formes et d’utilisation. Il crée ainsi des ponts entre des techniques et des matériaux éloignés ouvrant un champ inépuisable de création.
Commande photographique de Paul Rousteau

Concours

PHOTOGRAPHIE
Jury

Bettina Rheims
Présidente du jury
Photographe
Paris

Bill Mullen
Styliste
New York

Jed Root
Agent, fondateur, Artists & Company
New York

Ezra Petronio
Rédacteur en chef, directeur de création, photographe,
Self service magazine et Petronio Associates
Paris

Charlotte Collet
Styliste
Paris

Jean Colonna
Créateur
Paris

Serge Bramly
Romancier, critique d'art
Paris

India Mahdavi
Architecte, designer
Paris

Saskia de Brauw
Mannequin, artiste
New York

Alessia Glaviano
Rédactrice en chef photographie, Vogue Italie
Milan

Daragh Soden
Photographe
Londres
Lauréat du Grand prix du jury photographie
à Hyères, 2017

Finalistes
Pascale Arnaud ⁓ Laetitia Bica ⁓ Teresa Eng ⁓ Sarah Mei Herman ⁓ Allysa Heuse ⁓ Jaakko Kahilaniemi ⁓ Csilla Klenyanszki ⁓ Sanna Lehto ⁓ Eva O'Leary ⁓ Aurélie Scouarnec

Pascale Arnaud

Portrait d'Adrien Pelletier
Au sein d’un spectre gris, du clair de lune au basalte, de la transparence à l’obscurité profonde, des corps, tous féminins, révèlent leur plasticité. Oubliées les poses lascives, remisées les attitudes convenues ou les lumières complaisantes : ce n’est pas là sa matière. Pascale Arnaud trouble les apparences, puisque dans cet âge qu’elle veut dépeindre, défini en creux entre l’âge adolescent et adulte, il est peu de place pour les lignes claires et les tracés francs. Elle entame alors une exploration proprement photographique : c’est dans la matière même de l’image qu’elle entreprend de traduire la réalité de cet âge du devenir, de l’émergence. De cette enveloppe grise n’exsude aucun indice sur l’identité du sujet. Les jeunes filles sont des figures symboliques, caryatides de sels d’argent qui portent haut leurs désirs. Cadrages serrés sur corps fragmentés, poses contorsionnées et visages démasqués : la manière photographique fait émerger de ces zones grises la puissance et la vulnérabilité à l’œuvre dans ces années où l’être entre seul dans le monde pour y chercher son assise. Vu en contre-plongée, un colosse aux pieds d’argile vient rappeler toute l’ambivalence et l’incertitude échues à l’âge des grandes espérances.
Pascale Arnaud (1994) est diplômée de l’École de l’image des Gobelins. Elle reçoit pour sa série Emerging Adulthood le prix Picto. Elle expose à la Fisheye Gallery, Paris (2018) et précédemment au festival de Hangzhou en Chine et aux Promenades photographiques de Vendôme (2016).
Arnaud Pascal, Cri silencieux
#1. Emerging
Adulthood,
2017
Arnaud Pascal, Attachement
#3. Emerging
Adulthood,
2017

Laetitia Bica

Portrait d'Adrien Pelletier
Tant expérience plastique dérangeant la surface tranquille de la photographie que récit d’atelier à caractère documentaire, la série Cream de Laetitia Bica ne se laisse pas contraindre dans un genre. Après deux années de collaboration avec l’atelier du CREAHM à Liège (Créativité et handicap mental), la photographe a mené deux mois de recherches assidues avec les artistes de l’atelier, à l’issue desquels a émergé ce corpus d’images chahutées et vibrantes. La collaboration, processus de création qui est par ailleurs le quotidien de la photographe habituée au contexte de commande avec les mondes de la mode, de la musique ou du design, passe ici par le corps. Gestes, couleurs et matières seront leurs éléments de langage au cours de leurs échanges créatifs. Se déploie alors une suite de figures couvertes de peintures aux traits épais et francs et aux accents tantôt fauves, tantôt guerriers. Quelques images disposées en séquence suivent le mouvement d’un artiste, à charge pour elles de restituer le caractère in progress de l’expérience et de pointer le double positionnement de Laetitia Bica dans ce qui prend les atours de pratiques quasi rituelles : à la fois actrice et maîtresse de cérémonie.
Laetitia Bica (1981) a étudié à l’École supérieure d’art de Saint-Luc, en Belgique. Parmi ses expositions récentes, citons celles tenues dans le cadre de Art Brussels (2018), au musée de la Boverie, Liège au sein de la Biennale de l’image possible (2018) ou encore lors de la Design Week au Palazzo Litta à Milan (2017).
Laetitia Bica, Anne, Cream, 2017
Laetitita Bica, Tania, Cream, 2017

Teresa Eng

Portrait d'Adrien Pelletier
Fille d’émigrés chinois au Canada, Teresa Eng avait de la Chine une vision imaginaire et fantasmée, jusqu’à ce qu’elle décide de s’y rendre. La mesure du contraste entre le rêve chinois qu’elle avait construit et la réalité d’un pays au développement effréné, aurait pu donner lieu à un documentaire qui ne nous aurait rien épargné de la démesure de la Chine contemporaine. Teresa Eng, au contraire, choisit de fuir l’évidence documentaire et la limpidité stylistique qui lui est attachée. Sa Chine à elle semble évoluer sous un voile brumeux. L’ici et maintenant s’effacent, les signes de la frénésie urbanistique – abondamment illustrés par la photographie contemporaine – sont éludés, éventuellement traités par ellipses. Une chevelure infinie se mesure effrontément aux courbes d’une architecture moderne signée : à pas de velours, Teresa Eng tourne le dos aux injonctions de la Chine moderne. Qui de la pierre qui se dresse dans son pot de céramique ou du pilier de béton érigé dans les eaux mérite l’attention ? La Chine de Teresa Eng semble naviguer entre les berges du progressisme capitaliste (China Dream, le titre de la série est aussi un slogan populaire du président Xi Jiping, se référant lui-même à l’American Dream) et celles d’une nostalgie romantique, orientaliste.
Teresa Eng (1977) est diplômée de l’université Emily Carr à Vancouver et du London College of Communication. Parmi ses expositions récentes, notons Snapshot to WeChat : A Migration of Identity, Open Eye Gallery, Liverpool (2018) ; You and Me, Landskrona foto festival (2017) et Roads Less Traveled, TIFF festival, Varsovie (2016).
Teresa Eng, River (Yellow), China Dream, 2017
Teresa Eng, Wave (Hair), China Dream, 2016

Sarah Mei Herman

Portrait d'Adirne Pelletier
Quelques rencontres fortuites, au détour du campus de Xiamen, en Chine, où Sarah Mei Herman se trouvait en une résidence, ont constitué simultanément le point de départ d’une relation d’amitié et d’un récit photographique. À l’instar de son autre série en cours, explorant la relation entre son père et son frère depuis une quinzaine d’années, la photographe néerlandaise installe son regard dans la durée. Initialement à Xiamen pour une résidence de quatre mois, elle y retourne plusieurs fois, menée par la série qu’elle y a entamée et les liens qu’elle y a noués. Elle retrouve certaines des jeunes filles qu’elle avait photographiées et file avec elles une trame constituée de moments quotidiens, intimes. La Chine trépidante, bruyante, a fait place à un environnement dépouillé et silencieux, fait de gestes délicats, qui laisse se déployer dans le champ ouvert par l’image ces moments de sororité. La palette lumineuse et douce de Sarah Mei Herman procède de cette même délicatesse de traitement et vient renforcer le sentiment d’empathie existant entre ces jeunes filles et celui patiemment nourri entre elles et la photographe.
Sarah Mei Herman (1980) a étudié à l’Académie royale des Beaux-Arts de La Haye puis au Royal College of Arts à Londres. Elle a exposé notamment dans le cadre de Jimei x Arles : East West Encounters au festival international de Xiamen, en Chine (2017) ; à la nuit des Images au musée de l’Élysée à Lausanne (2017) et au Château d’Eau de Toulouse (2014).
Sarah Mei, Herman
Linli and Naomi, Xiamen,
January 2015
Sarah Mei, Herman
Temo, Xiamen, July 2015

Allysa Heuze

Portrait d'Adrien Pelletier
Parcourir les photographies d’Allyssa Heuze, c’est, on s’en aperçoit vite, prendre un chemin et, inopinément se retrouver sur un autre. Un toboggan nous mène à une paire de fesses ceinte d’un cerceau, un joueur de base-ball frappe dans le mille et aboutit aux deux petits seins que dessine le profil ombré de deux pommes rondelettes, ou encore à ceux contemplés par un autre jeune homme, tête engloutie par un t-shirt. Les références au jeu émaillent le parcours labyrinthique entre les images d’Allyssa Heuze : jeux de balles, jeux d’équilibre et jeux de rôles. Le terrain de prédilection de la photographe, celui dans lequel elle semble se plaire à échafauder ses mises en scène et ses scénarios absurdes, c’est le studio. Il s’y plie volontiers ce cube blanc où l’on peut se laisser accroire que le réel, le temps de la prise de vue, n’a pas de prise. Elle y convoquera ses amis, une banane et des donuts, un volcan en éruption et un avion vulve dans un inventaire d’autant plus burlesque qu’il se décline dans un vocabulaire photographique précis, quasi clinique. Lumière équilibrée, reflets maîtrisés, composition soignée : l’ensemble a tous les atouts d’un style à la cosmétique parfaite que la photographe – qui en connaît assurément tous les codes – s’amuse çà et là à faire riper.
Allyssa Heuze (1994) est diplômée de l’École de l’image des Gobelins. Elle expose dans le cadre du festival Circulation(s) sa série OÏ à la galerie Madé (2018) et participe à l’exposition collective CO-OP à la foire Unseen, Amterdam (2017).
Allyssa Heuze, Hitting a
homerun, Oï
, 2017
Allyssa Heuse, The science
project, Oï
, 2017

Jaakko Kahilaniemi

Portrait d'Adrien Pelletier

Voici plus de vingt ans, Jaakko Kahilaniemi, alors âgé d’à peine huit ans, héritait de 100 hectares de forêt. À l’abstraction que cela représente pour un enfant, succède l’indifférence que cela suscite chez l’adolescent. Après tout, rien de très exotique pour un Finlandais : la forêt couvre plus de 70 % du territoire, totalisant 26 millions d’hectares. Assez récemment, le photographe décide de se retourner enfin sur cet héritage pour en explorer les méandres. Ce travail, intitulé 10 Hectares of Understanding soit « 100 hectares de compréhension » retrace son cheminement vers une tentative d’appropriation de ce territoire trop grand pour un seul – jeune – homme. La photographie sera donc le lieu où sédimenter l’expérience du paysage tel qu’il est parcouru, corporellement, mentalement, sentimentalement. Ces explorations mêlent traversées physiques et incursions numériques, panoramas photographiés et paysages peints. Aux vastes étendues brumeuses, le photographe adjoint la nature morte d’un petit rondin de bois reposant sur une balance ou de simples brindilles sur fond noir : de l’infiniment grand à l’infinitésimal, chaque photographie constitue une pièce d’un grand jeu de mémoire dont le périmètre, on peut l’imaginer, croît à mesure que le photographe marche et que l’homme grandit.

Jaakko Kahilaniemi, 100 mitakes
made by previous
generation, 100 Hectares
, 2017

Jaakko
Kahilaniemi, Property weight, 100
Hectares,
2016

Csilla Klenyanszki

Portrait d'Adrien Pelletier
Le temps à l’œuvre, ce temps qui court, toujours trop court, c’est à lui que s’adresse Csilla Klenyanszki dans ses jeux photographiques et performatifs. La démarche artistique est connue certes, elle se définit en une somme de contraintes qui pourraient ici se résumer de la sorte : la sieste quotidienne d’un enfant, le cadre domestique imposé par cette sieste, soit trente minutes pour créer. Pillars of Home est une suite aussi vertigineuse qu’absurde de variations sur un même thème. En une demi-heure chrono, dans ce cadre exigu et avec pour seuls outils plantes vertes, gobelets en plastique, aspirateur, table, chaise, théière et autres ustensiles (à l’inclusion de son propre corps objet qu’elle n’hésite pas à mettre à contribution et en contorsion), l’artiste apporte quatre-vingt-seize réponses maintenues en équilibre fragile entre le sol et le plafond de son appartement. On s’amuse de l’une, on s’étonne de l’autre. Aucune pourtant n’imposera sa supériorité, car plus que la forme, c’est le processus et l’accumulation d’expériences dont la photographie vient témoigner : non la belle sculpture ou le savant assemblage, mais la geste d’une artiste qui oppose au temps une facétieuse et vitale fantaisie. Éphémère, oui, mais certainement pas dérisoire.
Csilla Klenyanszki (1986) est diplômée de l’Académie Willem de Kooning, Rotterdam. Son travail a récemment été exposé dans le cadre d’Art Rotterdam (2018), à la Trapez Gallery, Budapest, (2018) et au Polana Institute, Varsovie (2017).
Csilla
Klenyanszki, Nr. 43, Pillars of home, 2016
Csilla
Klenyanszki, Nr. 18, Pillars of home, 2016

Sanna Lehto

Portrait d'Adrien Pelletier
Quelque chose coule, lentement, peut-être un sirop, pourtant rien de sucré ne se dégage des images de Sanna Lehto, plutôt un fond doux amer qui repose tranquillement. Au sein de ce monde ouaté, sous cloche, la petite fleur a troqué son innocence pour venir s’éteindre à la surface des visages, le fluide a abandonné sa légèreté et son mouvement pour gagner en pesanteur. Dans l’espace photographique de Sanna Lehto, l’air est rare. L’image tantôt rougit, tantôt pâlit : la palette chromatique varie du rouge carmin ou rose chair, comme si ces visages encapsulés entre la lentille de verre et le capteur respiraient doucement. Une sorte d’herbier photographique, voilà ce qu’elle semble dresser au travers de ces portraits et natures mortes. Le processus créatif en est d’ailleurs assez proche, la photographe cueille et collecte, lors de ses balades estivales, des fleurs glanées dans le paysage finlandais ; elle en achète parfois, guidée par la vision d’une harmonie colorée plutôt que par une quelconque symbolique. Souvent, elle les fait sécher puis attend le cadre visuel adéquat pour les disposer cette fois dans le champ photographique. On l’imagine ainsi de retour dans son studio, épinglant patiemment ces spécimens un à un, au gré des rencontres et des stimuli visuels.
Sanna Lehto (1990) est diplômée de photographie de l’Ecole d’art, d’architecture et de design à l’université Aalto d’Helsinki. Elle a récemment exposé sa série Morphologies à la Gallery Kosminen, Helsinki (2017).
Sanna Lehto
Red, Morphologies, 2016
Sanna Lehto, Untitled, Morphologies,
2016

Eva O'Leary

Portrait d'Adrien Pelletier
La peau parfaite et l’image lisse qui va avec, la cosmétique de la photographie commerciale, Eva O’Leary en connaît ingrédients et recettes. Elle aussi, adolescente, en a mangé de ce gâteau, qu’artiste elle nous présente sur un plateau. Dans un réfrigérateur repose une génoise flanquée d’un glaçage imprimé : une jeune femme très sucrée au brushing parfait nous regarde. Puisqu’il se dit que la vengeance est un plat qui se mange froid, c’est là le sort que la photographe réserve au diktat de la jeune femme blonde au sourire Colgate. Elle a grandi aux États-Unis dans une ville campus au nom en forme d’injonction – Happy Valley – se souvient de ses années à masquer sa tête d’Irlandaise dans la capuche du sweat Abercrombie de rigueur. Enracinée dans sa ville et ses souvenirs adolescents, la série Happy Valley décrit un environnement intrusif et inquiétant, modelant des êtres dont on aurait troqué l’identité propre contre un corps générique. Avec ce plus récent Spitting Image, c’est l’avant, la vulnérabilité adolescente qui est exposée. Des jeunes filles d’une quinzaine d’années se présentent à nous, cadrées serré sur un fond bleu vibrant qui ne concède ni échappatoire au regard, ni respiration au modèle. Eva O’Leary adjoint ces photographies de vidéos : juchées sur leur tabouret, on les observe cherchant devant le miroir celles qu’elles espéreraient y trouver. Dans cet intervalle, la photographe rouvre le champ des représentations et avec lui, la liberté d’être complexe, différent, incertain, singulier, humain.Après un diplôme de photographie à CalArts en Californie puis à Yale, Eva O’Leary (1989) s’est vu consacrer notamment trois expositions personnelles en 2017 : Happy Valley, Meyohas, New York ; Concealer, Vontobel, Zurich et Spitting Image, Crush Curatorial, New York.
Eva O’Leary, Korell, Spitting
Image,
2017
Eva O’Leary, Hannah,
Spitting Image,
2017

Aurélie Scouarnec

Potrait d'Adrien Pelletier
C’est aux monts d’Arrée, dans le Finistère, en Bretagne, qu’Aurélie Scouarnec a réalisé la série Anaon, exploration sensible de ce qu’elle nomme « les marges du visible » de ce territoire légendaire. Nourrie des textes des écrivains Anatole Le Braz et François-Marie Luzel, elle entreprend une enquête photographique, à la recherche des persistances de rites et de contes anciens dans ces massifs rocheux. Porte de l’enfer selon les croyances, elle y croise la présence fantomatique de quelques animaux dits psychopompes, en charge d’escorter les âmes au royaume des morts. En d’autres endroits, elle rejoue le syncrétisme propre au territoire des Monts et mêle d’un même geste silhouettes féminines voilées – d’emblée associées à la chrétienté – et silhouettes sylvestres monumentales, lieux de cultes païens. Le vert abyssal des mousses et le noir profond de la nuit sont par instants réveillés par le cri de la lune et les animaux peut-être surpris par le mouvement des lourdes étoffes. Récits lus, entendus, survivance de rites anciens et formes de druidisme contemporain, tous sont ici invités à prendre place dans cet autre récit fantasmagorique qu’Aurélie Scouarnec échafaude, photographie après photographie.Orthophoniste de formation initiale et photographe autodidacte, Aurélie Scouarnec (1990) a exposé récemment sa série Anaon dans le cadre d’Itinéraires des photographes voyageurs, Espace Saint-Rémi, Bordeaux (2018), des Rencontres photographiques du Xe arrondissement de Paris (2017) et des Nuits photographiques de Pierrevert (2017).
Aurélie Scouarnec, Frozen Stone,
Boîte à bijoux en cristal de roche, Chanel
Aurélie Scouarnec, Beltan, Anaon, 2017

Concours

MODE
Jury

Haider Ackermann
Créateur
Paris
Président du jury

Farid Chenoune
Historien de la mode
Paris

Jefferson Hack
Co-fondateur, Dazed Media
Londres

Farida Khelfa
Réalisatrice, actrice, mannequin
Paris

Delfina Delettrez Fendi
Créatrice de bijoux
Fondatrice et designer, Delfina Delettrez
Rome

Lou Doillon
Auteur-compositeur, artiste
Paris

Ben Gorham
Fondateur, directeur de création, Byredo
Stockholm

Tilda Swinton
Actrice
Londres

Vanessa Schindler
Créatrice de mode
Lauréate du Grand Prix du jury Première Vision à Hyères
en 2017
Genève

Finalistes
Rushemy Botter & Lisi Herrebrugh ⁓ Sarah Bruylant ⁓ Manuela Fidalgo ⁓ Anna Isoniemi ⁓ Linda Kokkonen ⁓ Marie-Eve Lecavalier ⁓ Ester Manas ⁓ Jef Montes ⁓ Antonina Sedakova ⁓ Regina Weber

Rushemy Botter

et Lisi Herrebrugh

Portrait d'Adrien Pelletier
FISH OR FIGHT
Collection homme
Le duo rend un hommage joyeux au style inné des Caribéens, célébrant la capacité des anonymes à embellir leur quotidien difficile en détournant des éléments trouvés. La collection se compose d’un assemblage en trois dimensions de pièces de la garde-robe classique des messieurs, accommodées de sportswear et de détails désuets que l’on croirait récoltés sur la plage. Les filets de pêche colorés sont détournés en ceinture ou en maillot, les sacs plastiques bigarrés sont portés en foulard ou servent à tisser un bustier. Les semelles de chaussures de ville rehaussent les baskets d’une plateforme imposante. Un morceau de casquette assemblé aux restes d’un chapeau de paille constitue un couvre-chef altier. Les tenues sont accessoirisées de bouées gonflables enfantines ou de pistolets à eau échoués sur le rivage. Les costumes prince-de-Galles, trop grands, sont retravaillés et décomposés pour créer des volumes débraillés qui dévoilent des vestes de sport ou des t-shirts graphiques. En guise d’ultime appropriation de ces éléments abandonnés, de grands patchs et des broderies siglent partout la collection du nom de ses créateurs. Les vêtements racontent la vie de ceux qui les portent et leur aspiration à l’insouciance.
Rushemy Botter © Commande photographique de Nolwenn Brod

Sarah Bruylant

Portrait d’Adrien Pelletier
Meet me in another world
Collection femme
La créatrice défend une mode flamboyante et s’autorise toutes les excentricités de la haute couture hors des préoccupations mercantiles. Elle crie l’amour irrépressible qu’elle voue à son art à travers la fable d’une jeune femme tiraillée entre sa volonté de plaire au garçon qu’elle aime et sa passion pour le vêtement. Chaque silhouette raconte une étape de ce conte doux amer, où l’esthète tente de ne pas effaroucher son discret amant avant de lui préférer l’extravagance de sa garde-robe. On la découvre dans une jupe majestueuse, peinte à la main, portée sur une veste et un pantalon d’organza de soie blanche décorés de grands disques de velours rouge découpés au laser. On la suit habillée d’une tenue opulente composée d’un haut porcelaine imprimé de fleurs bleues et d’un jupon de tulle à traîne rose pâle qui gonfle un tablier en satin grenat. Puis, la fantasque maîtresse se prend à porter un tailleur-pantalon en coton dont le bleu vif et la démesure des accessoires trahissent la personnalité qu’elle tente de réprimer. Pour faire le deuil de son idylle impossible, elle se repliera dans un grand manteau noir plissé avant de renaître vêtue d’une crinoline aux couleurs vives qui dessinent de grandes fleurs appliquées en touches expressives.

Manuela Fidalgo

Portrait d'Adrien Pelletier
EARTHWORK
Collection femme
La galaxie créative de la designer est bouillonnante, un tourbillon qui aspire tous azimuts des éléments biographiques matériels et figurés, où tout est source d’inspiration et de production : ses racines majorquines, son éducation, la générosité familiale, le savoir-faire de sa grand-mère brodeuse, la vie madrilène, l’emballement de travailler enfin dans la mode, l’amitié, les filles, les garçons, les paillettes, les discothèques, la communauté, la conscience d’appartenir à l’univers. De ce folklore naît une collection troublante, faite de silhouettes exagérées protégeant le corps au sein d’un cocon bigarré, en tissus recyclés, qui impose des figures féminines puissantes et fertiles. Entourées de tentacules de textiles hétéroclites, les muses imaginées par Manuela Fidalgo sont insaisissables autant qu’elles sont désirables. Elles portent des robes amples parées de franges de tissus froncés et rappellent l’image de danseuses de flamenco, d’aventurières ou de guerrières. La créatrice puise dans les ressources artisanales les coupes, les matières et les accessoires en multipliant les signes qui renseignent, aussi bien qu’ils lancent sur de fausses pistes. La femme matrice est une allégorie de la communion avec la terre.
Manuela Fidalgo © Commande photographique de Nolwenn Brod

Anna Isoniemi

Portrait d'Adrien Pelletier
Racing stripes
Collection femme
Inspirée de la mode futuriste des années 1960 et des courses automobiles de la décennie suivante, la collection est une succession de silhouettes rutilantes qui déboulent sur le catwalk comme les monoplaces sur la piste. La créatrice emprunte à ses prédécesseurs des coupes ajustées à la taille fine et des épaules marquées qui dégagent un port de tête altier. Les bas des robes sont évasés et fluides, dynamisés par des tissus plissés et des coupes dans le biais où s’animent les motifs. Les tissus entièrement recouverts de sequins sont sur-imprimés de bandes aux couleurs vives qui rappellent les carrosseries étincelantes et les combinaisons des pilotes bardées d’autocollants. Ici un damier, là des slogans écrits en lettres capitales, superposés à de larges rayures et à des numéros plastronnés sur le buste. La générosité des courbes et la dynamique des vêtements sont amplifiées par le textile brodé de milliers de petits disques métalliques qui accrochent la lumière, glissant du jaune à l’orange, du rouge au rose, du violet au bleu, une cotte de maille moderne que la créatrice qualifie « d’armure ». Parées pour la vitesse de la vie d’aujourd’hui, les femmes d’Anna Isoniemi appartiennent à l’écurie des leaders glamour que rien n’arrête.

Linda Kokkonen

Portrait d'Adrien Pelletier
Collection femme
Composée de matériaux de récupération, la collection est une alchimie entre la mode victorienne, un courant mystique des années 1960 et les cuirs carrossés des motards.
Le rouge et le noir s’y déclinent dans des superpositions rapiécées de peaux, de laine, de tulle, de dentelles et de soies. Les ceintures sont détournées en corset, les t-shirts déconstruits se déploient en robes, les pelotes détricotées frangent les manches. Caparaçonnées dans leurs blousons coqués, les sorcières xandrianiennes (tradition issue du néopaganisme) sont des apparitions troublantes, des visions interférentes d’images féminines, romantiques et rock, et de robes transparentes froufroutées portées sur des pantalons craqués qui laissent entrevoir des parcelles de broderies délicates sur les cuisses. De ces silhouettes puissantes pointe l’érotisme envoûtant de jambes nues chaussées de bottes ouvertes, de bustes qui se devinent à travers les mailles de mesh synthétique entouré de lacets.
Le murmure des membres de la sororité se chuchote à l’orée du bois les nuits de pleine lune.
Sofia Kokkonen © Commande photographique de Nolwenn Brod

Marie-Eve

Lecavalier

Portrait d'Adrien Pelletier
COME GET TRIPPY WITH US
Collection femme
Urbaine et contemporaine, la collection est une version luxe des visions psychédéliques que la musique de Franck Zappa inspire à la créatrice. Adolescente, elle explorait des échappatoires à l’ennui de sa morne banlieue, aujourd’hui elle synthétise ses divagations dans une palette sobre en utilisant des matières nobles et du denim recyclé pour dessiner des vêtements aux dimensions exagérées. Les jeans délavés se retrouvent dans chaque tenue, ils apparaissent en pantalon large, puis sont décousus à l’entrejambe pour se transformer en jupes, sont fendus, raccourcis et superposés comme autant de perturbations du réel. En haut du corps le cuir épais est porté sur de grandes chemises immaculées en popeline de coton, il est tricoté en sweater court à motifs graphiques ou coupé en blouson noir verni surligné de larges ondulations blanches. La couleur émerge en arcs-en-ciel dilués dans les motifs sinueux tout droit sortis des années 1970. Elle s’imprime sur des chemises démesurées qui sont portées en robe sur la peau nue, ou teinte les grosses mailles d’un pull-over nonchalant qui recouvre les mains. Des boutons et boucles de ceinture en verre déformé enrichissent l’ensemble.
Marie-Eve LeCavalier © Commande photographique de Nolwenn Brod

Ester Manas

Portrait d'Adrien Pelletier
BIG AGAIN
Collection femme
C’est en dessinant des costumes pour femmes actives, des atours pour affirmer une position sociale, que la créatrice s’est confrontée à une limite de taille : il lui était impossible d’entrer dans ses prototypes et elle dut les agrandir. Cette expérience peu concluante, la poussa à reconsidérer l’équilibre entre le vêtement et le corps. Plutôt qu’un cache ou une carapace, elle conçoit l’habit comme un révélateur, un accessoire qui met en valeur la beauté singulière. « Je veux habiller toutes les femmes dans cette même idée, avec le même amour. » Elle joue avec des matières transparentes qui dévoilent des zones de la peau et avec des textiles qui soulignent ses caractéristiques : l’élasticité, la brillance, les défauts. Cette enveloppe primaire redevient l’élément essentiel de la silhouette, sa qualité distinctive et unique. Mais le vêtement ne s’efface pas pour autant, il permet de marquer la taille, d’exagérer la cuisse, d’amplifier la poitrine ou les hanches. Les couleurs sont contrastées, les tissus froncés et ornés de bijoux scintillants. La collection célèbre la chair, elle replace l’humain au centre de l’attention, lui rendant force et assurance.
Ester Manas © Commande photographique de Nolwenn Brod

Jef Montes

Portrait d'Adrien Peletier
TORMENTA
Collection femme
Dans sa jeunesse, Gabriël était pêcheur de requins dans le sud de l’Espagne. Quelques décennies plus tard, un garçon recevait une maquette de bateau en bois façonnée par ce grand-père qui lui transmit sa fascination pour la mer. Devenu créateur de mode, le garçon puise dans sa mythologie familiale pour dessiner une allégorie de la tempête, une série de tableaux dans lesquels le corps féminin semble submergé par les vagues. Accompagné par le laboratoire du TextileMuseum de Tilburg, Jef Montes sélectionne des matériaux utilisés dans la marine, comme le nylon, le cuivre, le carbone et la fibre de verre, pour développer des tissages techniques. Les vestes, les pantalons, les combinaisons et les robes enveloppent les silhouettes d’un noir aussi profond que l’océan qui s’anime en ondulations argentées sur la peau. Les fibres synthétiques recouvrent les bras, éclaboussent le cou ou déferlent sur les cuisses, se scindant en milliers de fils en mouvement qui font miroiter la lumière. Le créateur tente de dépeindre son émoi, son attirance irrésistible pour la beauté tumultueuse de la mer déchaînée.
Jef Montes © Commande photographique de Nolwenn Brod

Antonina Sedakova

Portrait d'Adrien Pelletier
COMMUNICATION TUBE
Collection homme
La créatrice puise son inspiration dans la scène artistique russe des années 1980 et particulièrement dans les images des idoles du rock et du cinéma de cette jeunesse éprise de liberté. La collection est un hommage à sa mère, actrice anonyme de cette émancipation risquée, qui, comme ses camarades lors des camps d’été, peignait et cousait des slogans à l’intérieur de son uniforme pour échapper au contrôle des surveillants. Chaque pièce de la collection est travaillée à la main sur la base du vestiaire masculin agrandi : trench-coat, manteau, veste ou chemise classiques, salopette de travail et quelques standards de la mode des années 1980 : blouson, sous-pull à col roulé, bandana, boucles d’oreilles et badges. Ils sont utilisés comme les supports d’impression et de peinture pour superposer les images résiduelles qui persistent dans la mémoire collective. Désormais, les paroles de chansons et les photographies (provenant de la collection familiale) s’affichent en grand, en rouge vif, en orange ou en jaune acide qui réchauffent la palette sombre des costumes du passé. Teintures et décolorations troublent la lecture des souvenirs partiellement effacés dont les bribes réapparaissent clairement sur des patchs appliqués çà et là. Le vêtement se fait l’étendard de la liberté et de la fougue que chaque génération porte en elle.
Antonia Sedakova © Commande photographique de Nolwenn Brod

Regina Weber

Portrait d'Adrien Pelletier
fleur invader
Collection femme
Bouquet évanescent, la collection peut s’interpréter comme la tentative de représenter le caractère périssable de la nature. La créatrice s’interroge : ce qui nous éblouit aujourd’hui disparaîtra inexorablement demain, y aurait-il une façon d’éterniser la beauté ? Elle propose ici d’en fixer des instantanés. Le flux vital parcourt chaque tenue, il se manifeste par la couleur passant du pourpre au rose pastel, du jaune tendre au blanc opalescent s’évanouissant peu à peu pour n’être plus perceptible que par le scintillement de cristaux argentés. Les silhouettes frêles sont drapées dans des robes et des jupes en soie fluide brodées de perles. Pour protéger ses figures délicates, Regina les entoure de grands manteaux translucides composés de fleurs capturées dans du silicone, et les chausse de larges bottes souples constellées de paillettes. Tels des sursauts énergiques, quelques vêtements rouge vif réveillent les gracieuses pour que jamais elles ne disparaissent. Mêlant les matières précieuses aux compositions synthétiques, les tenues réalisées à la main immortalisent un charme en suspens.
Regina Weber © Commande photographique de Nolwenn Brod

Rencontres

18e Rencontres Internationales de la Mode à Hyères organisées par la Fédération de la Haute Couture et de la Mode avec le soutien du DEFI-Comité professionnel de l’habillement.

Samedi 28 avril 2018
Tables rondes à 10h, 11h30 et 15h30.
Programme à suivre

Showrooms

Depuis 2013 la villa Noailles invite dix anciens finalistes du festival à présenter leur plus récente collection sous la forme d'un showroom. Ce moment d'échanges est important pour ces créateurs, car il leur permet de rencontrer les acteurs majeurs de la profession dans le contexte privilégié du festival et leur offre une visibilité auprès du public, des journalistes et des professionnels. Pour la première fois, des créateurs d'accessoires de mode y participent.

L'artiste Marc Turlan met en scène ce showroom en imaginant un décor pour le jardin du centre d'art.

Mode

Clara Daguin

France
finaliste 2016
info@claradaguin.com
www.claradaguin.com

Rolf Ekroth

Finlande, Finland
finaliste 2016
rolf.ekroth@aalto.fi
Instagram : @rolfekroth

Maria Korkeila

Finlande, Finland
Mention spéciale du jury 2017
maria@mariakorkeila.com
www.mariakorkeila.com

Marit Ilison

Estonie, Estonia
finaliste 2014
marit@maritilison.com
www.maritilison.com

Shanshan Ruan

Chine, China
finaliste 2013
contact@shanshanruan.com
www.shanshanruan.com

Vanessa Schindler

Suisse, Switzerland
Grand Prix du jury Première Vision 2017
mail@vanessa-schindler.com
www.vanessa-schindler.com

Accessoires de mode

Wendy Andreu

France
Prix du public et de la ville d'Hyères 2017
hello@wendyandreu.com
www.wendyandreu.com

Christophe Lhote

France
finaliste 2017
christophe@christophe-lhote.com
www.christophe-lhote.com

Thibaut Rodde
et Sandrine Paskusz-Koffi

France
finaliste 2017
strangefroots.contact@gmail.com
www.strangefroots.com

Sofya Samareva

République Tchèque, Czech Republic
finaliste 2016
info@sofyasamareva.com
www.sofyasamareva.com

Ateliers

Le Jardin de Lemarié

Vendredi 27 avril

11h30 ~ 17h30

Samedi 28 avril

14h00 ~ 21h

Dimanche 29 avril

11h ~ 17h30

Lundi 30 avril

11h ~ 16h

Partenaires

PARTENAIRES INSTITUTIONNELS

GRAND PARTENAIRE

PARTENAIRES PRINCIPAUX

PARTENAIRES À L'ANNÉE

PARTENAIRES DU FESTIVAL

AVEC LE SOUTIEN DE

PARTENAIRES MÉDIA

Design & développement : Luuse